vendredi 30 novembre 2007
Le thé chez Mariage Frères
«Un parfum d'aventure et de poésie s'évade à l'infini de chaque tasse de thé» - Henri Mariage
La maison de thé «Mariage Frères» existe depuis 1854. J'y suis allée une seule fois, en mars dernier.
Malheureusement, je connais peu le thé. Mais j'aimerais beaucoup apprendre à connaître et développer le goût du thé au cours de l'année 2008. Ce sera certainement au chapitre de mes résolutions.
La maison «Mariage Frères» propose des thés qui proviennent des quatre coins de la planète. En plus, on peut goûter leurs thés au salon de thé attenant à la boutique. Évidemment, pour agrémenter le tout, de nombreuses gâteries -salées ou sucrées- sont proposées au client.
Pour une idée du raffinement de la maison, je vous invite à consulter le site www.mariagefreres.com.
En plus, Mariage Frères est situé au coeur du quartier du Marais, rue du Bourg-Tibourg. Un quartier véritablement magnifique avec ses jolies vitrines, ses musées, ses librairies, ses petits cafés. On y découvre toujours des adresses un peu insolites. Un exemple: la boutique «Tout à loisirs», maison de perles et de franfreluches, située rue des Archives: www.toutaloisirs.fr. On y trouve tout pour se confectionner des bijoux. Les perles, billes et autres ornements sont en montre dans de jolis présentoirs antiques. De quoi faire rêver Daphnea du site Bain de Lune!
D'autres boutiques offrent des sacs modes. Des vêtements et accessoires. On trouve même des maisons spécialisées dans la vente d'instruments de musiques antiques. `
Le quartier du Marais est une merveille! Ce sera au programme, c'est certain!
mardi 27 novembre 2007
Un musée: Le Marmottan Monet et autres délices
Bonne idée!
J'aime (qui n'aime pas?) les peintres impressionnistes. Je rêve du jour où je pourrai visiter les jardins de Giverny. Malheureusement, je ne suis jamais en France pendant la bonne période. Alors, je retourne voir la collection spectaculaire du Musée d'Orsay et je m'émeus ...
Jusqu'en février 2008, le musée Marmottan Monet (16e arrondissement) présente la collection impressionniste de Georges de Bellio. Je me permets ici de reproduire le texte promotionnel de l'exposition.
Berthe Morisot,
Au bal
1875
«Communiqué
Né à Bucarest en 1828, Georges de Bellio quitte la Roumanie secouée par les luttes intestines. Il découvre la France en 1850 sous la Seconde République bientôt remplacée par le Second Empire de Napoléon III et s’y installe définitivement.
Médecin de formation, homéopathe convaincu, la fortune familiale est suffisante pour lui permettre de consacrer sa vie à la passion qu’il a pour l’Art. Curieux de tout, sa collection montre l’éclectisme de ses goûts, mais très vite, les œuvres picturales de ses contemporains le captivent. Protecteur pendant des années des moins fortunés, il soigne les malades et achète « …sans même le regarder, le tableau qu’on lui portait… » se souvient Renoir dans ses conversations avec Vollard. A Sisley et Pissarro, il a prodigué ses soins, leur voue une sincère amitié et possède d’eux quelques toiles comme respectivement Les Pommiers en fleurs ou le Jardin des Mathurins à Pontoise.
Tandis qu’il achète en 1874, une œuvre de Claude Monet, on pense qu’il ne fait sa connaissance que deux ans plus tard. En 1876, au mois d’avril, Monet note dans son carnet de compte pour la première fois le nom de M. De Bellio pour La gondole (avec cadre). Quelques mois plus tard, ce dernier lui consent même une avance pour trois toiles à venir. Pendant plusieurs années le nom de l’amateur apparaît dans ses comptes. Les deux hommes sont très proches. De Bellio sait le génie de l’artiste et choisit les œuvres qu’il achète pour ne s’en séparer qu’à l’occasion des demandes de leur auteur et pour être montrées aux expositions.
« …mon cher Monet, aucune de vos toiles importantes ne sortira jamais je le répète de ma collection… » Aux côtés d’Impression soleil levant, de la Locomotive, d’une vue des Tuileries … quelques peintures de Manet découvertes depuis plusieurs années, les œuvres de Berthe Morisot, dont l’admirable Jeune fille au bal peinte en 1875, sont à l’honneur. Renoir n’est pas négligé, il est un des artistes préférés de de Bellio et, en 1892, c’est à lui qu’il confie la tâche de réaliser le portrait de sa fille, juste avant son mariage avec Ernest Donop de Monchy. Georges de Bellio est un des premiers amateurs à faire partie de ceux que l’on nomme comme le groupe habituel des collectionneurs des impressionnistes : Caillebotte, Duret, Faure, Chocquet….
Le nombre de ses œuvres est si important que son appartement n’y suffit pas. Alors il loue tout près une petite boutique pour les présenter à ses amis du Café Riche, peintres, littérateurs et poètes… Monet, Pissarro, Sisley, Geffroy, Mallarmé, Mirbeau… Chacun vient s’étourdir devant cette remarquable collection. Quelques tableaux seront dispersés, mais en grande partie elle sera conservée par sa fille Victorine Donop de Monchy et léguée en 1957 à l’Académie des Beaux-Arts. » www.marmottan.com
En deuxième lieu, les Galeries nationales du Grand Palais présente une exposition digne d'être vue et revue: l'exposition Courbet: http://www.rmn.fr/gustavecourbet/
Mon chéri aime beaucoup ce peintre. Depuis toujours. Mais surtout depuis le jour où nous avons déniché une toile dans le vieux Québec, avec des vaches un peu délirantes et un personnage complètement hors perspective. Depuis ce jour, mon P. chéri est convaincu que l'obscur signataire de sa toile, un dénommé Cora ou Cova était un fidèle discipline de Courbet! Nous irons voir pour faire nos constats nous-mêmes. Moi, je préfère Courbet ... cela dit sans prétention ... pour Cora qui, il faut tout de même l'admettre a peint une scène bucolique avec un talent certain!
La beauté du Grand Palais tient aussi dans sa situation géographique! A quelques pas des Champs Elysées et des macarons sublimes de LaDurée! (www.laduree.fr - pour une visite en ligne qui vous mettra l'eau à la bouche!) Regardez-moi cela!:
Et cela!
Et encore cela!!
Heureusement, après toutes ces douceurs, on peut se repentir de nos péchés de gourmandises en parcourant des kilomètres de jolies promenades! Je ne me lasserai jamais de cette promenade le long des Champs Elysées, jusqu'à la Concorde, dans les jardins des Tuileries jusqu'à la pyramide du Louvre ...
«Aux Champs-Elysées, aux Champs-Elysées...
Au soleil, sous la pluie, à midi ou à minuit
Il y a tout ce que vous voulez aux Champs-Elysées»
mardi 20 novembre 2007
Itinéraire parisien
A quelques jours de notre départ, je vois à nous concocter un itinéraire parisien. Un bon itinéraire permet de revoir les classiques, d'un nouvel oeil, et permet de découvrir de nouveaux lieux ...
Ce prochain séjour dans la capitale française sera pour moi le quinzième. Inutile donc de dire que je commence à m'y sentir un peu chez moi. Au cours de ma dernière visite en février 2007, j'ai passé 30 jours à me ballader dans les rues de Paris avec ma petite Lili. Vu que nous y étions 30 jours, j'avais décidé de passer au moins une journée complète par arrondissement. Ainsi, je suis allée partout!
Mais la beauté et le grandiose de Paris résident entre autre dans le fait qu'on n'a jamais tout vu et qu'il ne faut pas même rêver qu'un jour on aura fait le tour complet du jardin ...
Puisque nous avons tous eu une année bien mouvementée, entre le travail, les activités de la compagnie de mon P. chéri , les nombreuses rénovations de la maison, je crois sage de prévoir plusieurs journées de détente.
Une journée, sinon plus, à lire dans un jardin parisien. Bien que je sois allée dans les principaux parcs et que j'ai beaucoup apprécié le Parc Montsouris (près de la Cité Universitaire) et le Parc Monceau (parcouru avec ma belle-maman), mon premier choix demeure toujours le Jardin du Luxembourg.
Voilà MA chaise! Si je le pouvais, j'en glisserais quatre dans mes valises pour tenter de récréer le décor dans mon propre jardin à la maison!
J'aurai avec moi un ou deux livres. Probablement le dernier d'Eric Emmanuel Schmitt «La rêveuse d'Ostende» et ma dernière acquisition de Norman Mailer «Un château dans la forêt». Je ne veux pas en apporter trop car ... je veux bouquiner! - mon sport national! - et rapporter quelques titres dans mes valises!
Donc, une halte au jardin du Luxembourg est prévue. Et, à vrai dire, cette halte est à peu près pas négociable (lire en anglais 'take it or leave it')! Pour ma petite Lili, le parc offre de nombreuses possibilités: carrousel, théâtre de marionnettes, promenade à dos de cheval ... Et papa pourra lire son dictionnaire amoureux du vin, spécialement dédicacé par son auteur, Bernard Pivot, lors du dernier salon du livre à Montréal:
Autre visite décidée et entérinée par mon chéri: la découverte d'un nouveau café parisien. Une adresse qui a son histoire et ses secrets. Nous avons déjà siroté des chocolats, des cafés et des «coups de rouge» entre autres au Café des Deux magots, au Café de Flore, à la Coupole ... mon choix s'est arrêté cette fois-ci sur la «Closerie des Lilas», 14e arrondissement, boul. de Montparnasse. Je transcris ci-dessous un extrait trouvé sur internet:
«Café historique : la Closerie des Lilas, au cœur de la vie intellectuelle et artistique parisienne
Déjà dans la seconde moitié du XIX°, les impressionnistes Claude Monet, Frédéric Bazille, Auguste Renoir commençaient à délaisser Montmartre et ses foules pour venir se ressourcer dans ce coin champêtre. Entourée de lilas, sa terrasse ombragée qui s'étendait jusqu'à la statue du maréchal Ney avait tout pour séduire. Ancienne guinguette, elle avait encore gardé cet aspect champêtre. Placée sur l'axe Paris-Orléans, la Closerie servait également de relais diligence. Le propriétaire louait des chambres aux voyageurs de passage.
Baudelaire, Verlaine, s'y sentaient bien. La rue était à tout le monde et le pernod bien tassé pas cher. Six sous. Le peintre Ingres y amenait ses modèles de l'académie suisse, située non loin de là quai des orfèvres.
Le tout Paris littéraire et artistique y court
« Poètes et artistes de tous les pays, unissez-vous ! » L'appel lancé par Paul Fort, le poète des Balades françaises, en 1900 est loin d'être tombé dans l'oreille d'un sourd. Bien au contraire, cet appel va rallier le tout Paris littéraire et artistique. Les hommes de plumes et les artistes du monde entier se retrouvent à La Closerie des Lilas, devenu le quartier général de Paul Fort qui habite à quelques pas de là rue Boissonnade.
Fort de ce succès, Paul Fort avec Jean Moréas décident d'organiser chaque mardi des lectures de poésie. Ses mardis littéraires rassemblent près de 200 personnes. Y assistent Alain-Fournier, Alfred Jarry, Charles-Louis Philippe, Verhaeren, Carco, Laforgue, Maeterlinck, Jammes, Dorgelès, Jacob, Merrill, Apollinaire.
Ce serait d'ailleurs, à lire dans un numéro du Crapouillot, au cours de ces soirées en 1905 que serait né le cubisme. Un jeune poète de retour du service militaire Maurice Raynal y présente Pablo Picasso qui était alors établi à Montmartre. Trois autres poètes présents ce soir-là Apollinaire, Max Jacob et André Salmon prennent avec Maurice Raynal la défense de Pablo Picasso et de ses amis Matisse, Braque et Derain.
Les anecdotes relatives à cette époque ne manquent pas. Elles illustrent bien la fièvre qui s'était emparée autour de ces soirées littéraires très souvent arrosées.
On peut en citer quelques-unes. Comme celle d'Alfred Jarry, qui maniaque du revolver, tirait à blanc dans la direction des glaces de l'établissement. Il aurait déclaré à une jeune femme : « Maintenant que la glace est rompue, causons ! » Ou encore celle de Max Jacob, habitué du Lapin Agile, qui aurait grimpé sur une table et dansé la guigue en récitant un poème satirique.
Bagarres en tout genre
Dadaïstes contre cubistes
Dans son ouvrage sur Les hauts lieux de la littérature à Paris, Jean-Paul Clébert nous relate qu'un soir de février 1925, une séance tumultueuse opposa les dadaïstes (Tzara, Breton, Soupault, Picabia, Raymond-Dessaignes) aux cubistes dissidents de la section d'or. « L'affrontement devint tel que le patron décida déteindre l'éclairage au gaz et de laisser les protagonistes s'expliquer dans l'ombre ».
L'auteur nous relate aussi une franche bagarre qui eut lieu en 1925 lors d'un banquet organisé par les Nouvelles littéraires en l'honneur du poète surréaliste Saint-Pol Roux. « Au moment d'un triste colin à la sauce blanche, les insultes fusèrent et la bagarre devint générale. Soupault se pendit au lustre et balança des assiettes. Par provocation, Michel Leiris ouvrit la fenêtre et cria à la foule amassée :
« A bas la France ». Lynché par les badauds d'abord puis par les flics ensuite, il se retrouva à l'hôpital. Rachilde accusa Marx Ernst de lui avoir donné un coup de pied dans le ventre.... ».
Et bien, dis donc! Il s'en passe des choses dans ce café. Rassurez-vous, il semblerait que le café offre à sa clientèle une plus grande sérénité qu'autrefois!

La Closerie des Lilas - Oeuvre de Lydia Brody
Je poursuis mes recherches et vous livrerai mes prochaines idées de parcours parisiens dans mes prochains billets. A suivre ...
mercredi 14 novembre 2007
Je veux aller tout en haut!
Notre petite Lili est une bonne voyageuse ... Elle aime l'aventure et les moments de détente! Marcher dans Paris et s'arrêter dans les terrasses pour boire un chocolat chaud, c'est son truc!
Malgré son jeune âge (elle aura 6 ans en janvier), elle est déjà à son septième voyage dans la capitale française. Je lui ai demandé ce qu'elle voulait faire et voir cette fois-ci à Paris:
"Je veux monter dans la Tour Eiffel"!
Très bien. Nous irons. D'autant que son papa parisien ne l'a jamais fait.
J'avais fait cette ascension en 1984. C'était bien, malgré l'attente. Toutefois, il y a un hic majeur. La vue est splendide mais il manque l'élément essentiel du profil parisien: la Tour Eiffel elle-même!
vendredi 9 novembre 2007
Un vieux rêve deviendra réalité!
En 2005, pour souligner notre cinquième anniversaire de mariage, nous avions choisi de passer 5 jours de vacances en amoureux à Rome. Ce voyage fut très réussi et nous en gardons un merveilleux souvenir.
Cette année, nous avons voulu reproduire la même chose ... ou presque, puisque notre choix s'est arrêté sur Athènes! Voilà plus de 25 ans que je rêve de Grèce et mon rêve deviendra bientôt réalité! Nous arriverons à Paris le 16 décembre et séjournerons en Grèce entre le 18 et le 23 décembre prochain. Notre périple a été réservé en ligne sur internet. Nous serons logé à l'hôtel Airotel Parthénon, à quelques mètres de l'Acropole dans le célèbre quartier de Plaka.
J'ai, bien entendu, déjà repris mes lectures sur la Grèce et je crois bien que nos cinq journées seront bien remplies! Qui sait, si nous le pouvons, nous pourrons peut-être faire un petit tour sur le Péloponnèse.
A vous tous, chers lecteurs, si vous avez de bonnes adresses à nous conseiller, n'hésitez pas à m'écrire un petit mot!
Au cours des prochaines nuits, je rêverai donc d'Homère ...
De Socrate et Platon ... De dieux grecs ... (et ce n'est pas de mon P. chéri dont je parle ici!)
De bouzouki, de sirtaki ...
De moussaka et d'ouzo ...
de temples sous le soleil ...
En plus, nous serons nous trois, heureux, amoureux, en vacances à jouer les explorateurs! Quelle chance et quel bonheur!
Kalimera!


















